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Jeux littéraires

Retrouvez nos Jeux littéraires dès septembre 2013, en même temps que la nouvelle édition du Nouveau Magasin d’écriture, de Hubert Haddad.
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Coups de cœur des libraires


Librairie Charybde
« Méditation étonnamment légère sur la perte d'un être cher, et intrigue policière inattendue. Excentriques voisins d'un quartier pourtant très banal, les personnages des Nuits de laitue semblent toujours en mouvement, y compris Otto, le personnage central insomniaque et antisocial, accablé depuis le décès imprévisible de son épouse Ada. Formant une merveilleuse galerie de portraits, ces personnages pourtant banals semblent tous affublés de manies curieuses, tel Aníbal le facteur dilettante, qui distribue les courriers à tort et à travers, Nico l'assistant pharmacien passionné des notices de médicaments et de leurs effrayants effets secondaires potentiels, Iolanda la mystique qui épouse toutes les croyances ou encore Teresa et ses trois chiens fous furieux. L'unique M. Taniguchi, “centenaire taciturne, sobre et consciencieux”, malheureusement atteint de la maladie d'Alzheimer est le “clou” de cette galerie de portraits, personnage inspiré à l'auteur par Hiroo Onoda, ce soldat japonais qui ne crut jamais à la fin de la Seconde Guerre mondiale, et se battit jusqu'en 1974 dans une île des Philippines, avant de finalement renoncer sur ordre de son commandant, et d'émigrer pour finir ses jours au Brésil. Tout en se remémorant de manière erratique de fragments heureux de sa vie conjugale, avec une Ada virevoltante et indispensable, Otto lutte pour faire face aux situations les plus élémentaires depuis sa disparition, et, sortant de sa coquille, recueille des indices épars de la vie de ses voisins, qui lui parvenaient jusque-là par le filtre de sa femme. Ces bribes de conversation entendues dans la rue ou à travers les cloisons trop minces le perturbent, évoquant ce qu'ils appellent “l'incident”. Cet homme taciturne qui adore “les histoires de meurtres embrouillées, les films noirs et les polars sanglants” en vient ainsi à penser qu'on lui cache quelque chose. Ce premier roman “en solo” de Vanessa Barbara forme un récit très attachant, méditation mélancolique sur la perte et la solitude sous une forme pleine de légèreté et d'humour, comme un reflet du tempérament de feu follet d'Ada, rappelant la tonalité du Margherita Dolcevita de Stefano Benni, et qui prend au fil des pages un tour inattendu d'intrigue policière. »
Librairie des Cordeliers
« Est-ce une simple et innocente histoire de voisinage dans un petit village brésilien ? Est-ce le quotidien qui défile sous nos yeux d'une communauté paisible où s'écoulent les vieux jours de tout un chacun ? Sont-ce ces portraits colorés et ces personnages d'une douceur joliment extravagante qui se jouent de nous tandis que tournent avec une étonnante facilité les premières pages d'un roman sans intrigue apparente ? Il y a d'abord Otto et Ada. Les inséparables. Un demi-siècle de vie commune sous le toit d'une maison jaune perchée au sommet de la colline. Une vie rythmée par une menue passion pour le ping-pong, les puzzles géants de châteaux européens et les documentaires animaliers. Elle, figure gaillarde du voisinage. Lui, volontiers plus cabochard. Deux âmes sœurs, quelques rues parallèles et des maisons collées les unes aux autres : voyez-vous, un village sans prétention. Et puis il y a Nico, le préparateur en pharmacie, volubile jeune homme passionné par les effets indésirables des médicaments génériques. Il y a Aníbal, le facteur le plus calamiteux qui soit, dont la lubie consiste à distribuer à tort et à travers paquets, factures et lettres d'amour pour favoriser le lien social. Iolanda, septuagénaire mystique qui dans le doute a décidé de croire en tout. Sans oublier M. Taniguchi, l'unique centenaire japonais persuadé 30 ans après la guerre qu'il y a encore une bataille à mener. Il y a enfin Mariana, petite dernière du village, anthropologue solitaire et incomprise par son mari. Touchant petit monde folklorique sans incidence aucune. Sauf qu'un beau matin, alors que le linge n'avait pas encore eu le temps de sécher, que l'élastique du jogging était encore humide, les grosses chaussettes, les T-shirts et les serviettes toujours sur le fil, Ada est morte. En lecteur passionné de romans noirs, insomniaque et convaincu qu'on lui cache quelque chose de louche, Otto est sur le point de mener sa petite enquête. Avec beaucoup d'humour et de tendresse pour ses personnages, Vanessa Barbara signe d'une écriture fine un premier roman habile et folâtre, jouant avec les codes du genre policier et dont la trame réservera au lecteur de nombreuses surprises ! »
Librairie Livre aux Trésors
« Derrière la couverture aux couleurs chatoyantes de ce livre au titre énigmatique se cache l'une des toutes belles découvertes de la rentrée littéraire 2015.L'histoire est centrée autour d'Otto, une sorte de Jean-Pierre Bacri, un misanthrope râleur donc, que plus rien n'intéresse depuis la mort de sa femme, Ada. Il décide de s'enfermer chez lui, en attendant sa fin. C'est sans compter sur la bande de doux dingues qui vit dans son quartier : le préparateur en pharmacie Nico, qui connaît tous les effets secondaires étranges des médicaments et qui était le confident privilégié d'Ada ; le Sergent Taniguchi, un centenaire japonais persuadé que la Seconde Guerre mondiale n'est pas terminée ; Aníbal, facteur-chanteur qui œuvre par ses nombreuses négligences au rapprochement entre les habitants de la rue ; Iolanda, la voisine aux chiens insupportables ; Mariana femme au foyer anthropologue ; tous sont bien décidés à ne pas laisser sombrer leur vieux voisin ! Otto revient doucement à la vie en tentant d'élucider les circonstances étranges qui entourent la mort de sa femme qui n'est peut-être pas sans rapport avec cet étranger aux cheveux roux que l'on voit parfois errer tel un fantôme dans le quartier. Les Nuits de laitue, c'est un premier roman brésilien, écrit par une jeune auteure, Vanessa Barbara, qui réussit la prouesse de mélanger habilement les codes du roman policier à ceux du vaudeville. Que ce roman soit édité par Zulma à qui l'on devait par exemple la découverte de Rosa candida, un autre premier roman d'une jeune auteure islandaise, ne nous étonne guère. Depuis 1991, cette maison d'édition déniche une littérature mondiale peu connue et a au cœur de ses préoccupations notre plaisir de lecteur aussi bien dans le choix des textes que dans le soin apporté au grahisme et à la mise en page. Surprenant autant que rafraîchissant, souhaitons que les Nuits de laitue connaisse le même succès auprès d'un large lectorat que Rosa candida. »Claire Nanty