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Jeux littéraires

Retrouvez nos Jeux littéraires dès septembre 2013, en même temps que la nouvelle édition du Nouveau Magasin d’écriture, de Hubert Haddad.
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Coups de cœur des libraires


Librairie Mollat
« Nous sommes en 1908. Depuis sa naissance, le garçon a vécu à l'abri de la civilisation. Quand sa mère décède, il part à la conquête de ce grand inconnu qu'est l'homme. Il a tout à connaître, tout à voir, tout à découvrir. Ceux qui depuis la nuit des temps construisent des objets et bâtissent des demeures savent reconnaître la vraie valeur des éléments qui les entourent. Les trésors cachés sont de peu d'intérêt, pense-t-il, puisque ses congénères n'y portent aucune attention. Les observer, les imiter, leur obéir voilà la clé pour accéder aux secrets de l'humanité même quand il s'agit de rites incompréhensibles au sujet d'un divin enfant. Son apprentissage se fait au gré des rencontres. Penser par soi-même dans un monde étranger est difficile. Heureusement qu'il croise des gens honnêtes qui diffusent leur savoir avec générosité, qui l'aident à s'adapter et à se rendre utile. Tout au long du roman, nous ne saurons pas son nom ni n'entendrons le son de sa voix. Mais les personnages qu'il aborde savent toujours comment communiquer bien qu'aucun ne le comprenne mieux qu'Emma. Vivre pour survivre était bon pour son quotidien dans la nature. Ici, il peut goûter aux plaisirs de la vie, connaître ce qu'il y a de plus beau. L'amour d'abord, le sexe ensuite. Une relation parfaite s'installe entre eux. Elle qui le considère pendant un temps comme un frère trouve en son confident un amant merveilleux. Ensemble, ils partiront à la découverte du corps, à tous ces délices difficilement avouables en ce début de XXe siècle. J'en ai déjà trop dit. Mais il est difficile de se taire après une telle lecture. Si la vie n'est qu'un cercle, une succession d'étapes qu'il faut répéter, alors il n'est que justice de lire ce roman une seconde fois pour en découvrir plus peut-être ou pour tout simplement apprécier une écriture douce, passionnée, vraie. » Marylin
Librairie Tournez la Page
« Marcus Malte possède un univers romanesque bien particulier. Il a souvent écrit dans le genre policier, avec une inventivité maîtrisée et tout à fait étonnante. La force de ses personnages, la tendresse qui transparaît aussi dans ses romans, la puissance de son écriture ont fait que j'ai commencé ce roman qui vient de paraître avec enthousiasme. Et cet enthousiasme ne s'est pas démenti, loin de là ! Plus de cinq cents pages et toujours la même attention du lecteur, pris dans les rets des aventures de ce personnage qui n'a pas de nom. Voilà Le garçon. Il n'a connu que sa mère, qui l'a maintenu pour d'obscures raisons dans un isolement complet, d'où sa mutité. Il a appris durant sa prime enfance, au contact de la nature, les techniques indispensables pour survivre dans cette contrée aride du Sud de la France. Il perd sa mère au début du roman, moment terrifiant et initiatique à la fois, et se met alors en chemin. Il part à la rencontre du monde, et des hommes dont une seule fois il a eu un avant-goût en la personne d'un voyageur égaré tout près de leur tanière. S'en suit un périple hallucinant, riche en découvertes, étonnements, désillusions aussi, écoute profonde et sensible toujours, car le Garçon s'il ne parle pas, est un “écouteur” à la conscience aiguë et bienveillante. Sa découverte du monde va le conduire du plus proche au plus lointain, et aussi du plus simple au plus sophistiqué, jusqu'à découvrir la guerre (celle de 1914), y être enrôlé et appréhender au plus profond de lui les horreurs que les hommes font aux hommes. Son étonnement vis-à-vis de la civilisation, qu'il ne comprend pas vraiment, le conduira au bout de lui-même, conscient d'appartenir au monde, à la nature, sans doute plus qu'à cette espèce si particulière qu'est l'humanité. Immense roman, à la sensualité prodigieuse, qui bouscule le lecteur, le menant par le bout de la curiosité, l'obligeant à s'immerger dans cette quête surprenante, insolente, aimante et terrifiante sans que jamais il pense à suspendre sa lecture. » Hélène Camus
Librairie Mille et une pages
« 1908. Quelque part dans une région française, un garçon qui n'a pas de prénom ni de nom perd sa mère. Tout au long des 535 pages de ce roman touffu et des trente ans qu'il parcourt à grandes enjambées, il restera anonyme. D'un bout à l'autre, il sera le Garçon, un enfant sauvage qui ne parle pas et ne sait ni lire ni écrire, un jeune homme qui va se colleter aux autres hommes, mais aussi à la guerre, la grande, celle de 14, et encore aux femmes… Le tout sans un mot… C'est ce voyage formateur d'une rencontre à l'autre, de la violence à la douceur, de la solitude à la foule, que Marcus Malte raconte dans ce texte ambitieux assez singulier dans la production française. On serait bien en peine en effet de choisir un qualificatif unique pour définir Le Garçon, tant l'auteur virevolte avec aisance et virtuosité d'un genre à un autre. Roman initiatique donc, bien sûr. Mais aussi roman naturaliste. Roman de guerre. Fresque historique. Drame. Education sentimentale (et bien plus que cela)… À chaque fois, Marcus Malte fait varier son style, l'extrême crudité des scènes de la Première Guerre mondiale offrant ainsi un contraste saisissant avec l'érotisme tendre des séquence entre le garçon et Emma, la jeune mélomane à la joue balafrée dont il s'éprend. Outre ces deux amoureux, le livre propose une magnifique galerie de portraits de personnages savoureux et inoubliables : le lutteur-philosophe Brabek, Gazou le doux simplet à la liberté chevillée au corps, sans oublier l'écrivain voyageur aventurier Blaise Cendrars… Riche de mille pistes et d'une infinité d'histoires nichées au creux de l'histoire principale et de l'Histoire tout court, Le Garçon éblouit par sa maîtrise et sa puissance. »
Librairie Café la Suite
« Il faut user de ce terme avec parcimonie, pourtant je n'hésiterai pas à qualifier ce roman de chef d'œuvre. Par son ampleur romanesque tout d'abord : voici plus de 500 pages où l'on suit la trajectoire du Garçon, de 1908 à 1938. Le garçon, on ne lui connaît pas de nom, pas de prénom : il a grandi seul avec sa mère, à l'état sauvage, dans une contrée reculée de France. De sa voix, on n'entendra pas une seule fois le son tout au long de sa vie, car si le garçon comprend le langage, il ne le parle pas. Le roman débute alors que le garçon porte sa mère mourante sur son dos (…) Dès lors le garçon quitte l'abri qu'il a toujours connu, marche pendant des jours jusqu'aux limites de son territoire et franchit le seuil d'un nouveau monde, celui des premiers hameaux et hommes qu'il découvre alors. Ayant le défaut d'être différent, il se heurte à la suspicion des villageois ; le voici de nouveau sur les routes, à reprendre le chemin de l'errance et des rencontres…parfois lumineuses. Ainsi le tonitruant Brabek qui sillonne le pays à bord de sa roulotte, et plus tard Emma…ah, Emma, « une femme qui sera pour lui sœur, amante et mère » tandis que la Grande Guerre le plonge trop vite dans la plus grande violence. Les soubresauts de l'histoire ne cesseront d'emporter le garçon vers d'autres rives… La grandeur de ce roman ne pourrait tenir qu'à la richesse des thèmes explorés. Mais il l'est aussi par son écriture éblouissante, virtuose, d'une puissance visuelle à vous faire frissonner de la tête aux pieds. Il l'est enfin par sa construction narrative totalement maîtrisée, jamais convenue ni attendue, qui alterne accélérations dans le temps et instants suspendus qui s'étirent sur plusieurs pages avec grâce et poésie. Une lecture rare et inoubliable. »
Librairie Saint-Christophe
« C'est un homme sans nom, un homme sans passé et qui dit sans nom dit sans père, surgi du fond de la terre, de la forêt, de la mer qui sait, un homme sans nom n'a pas de lieu, ni d'enfance, ni rien qui puisse le faire pleurer, ou le faire rire, rien qui ne puisse lui apprendre la douleur, le manque, sait-il même ce qu'il porte sur son dos. Il avance comme une hydre bossue, il arrive de nulle part, il a faim, il a froid, il a le monde sur son dos, il a mal, il a peur, il avance le ventre vide et le dos courbé, il n'a pas de nom, il est le garçon. Il avance vers le monde connu, connu de tous, mais pas de lui, ni de sa mère qui meurt sur son dos. Nous sommes en 1908, ce monde a huit ans aurait dit Hugo et le garçon avance vers le monde qui parle. Le garçon apprend le monde en couleurs, les voix, les cris, les odeurs. Ce qui va suivre dans le roman sera l'apprentissage de la vie, auprès d'Emma qui va le faire naître à l'amour, tantôt femme, amante, mère aussi, sans qu'il n'existe toujours en tant que nom. Il sera celui qui la fait jouir, la fait pleurer, celui qui lui donne envie de meurtre sur la première qui d'une touche de piano lui donne envie de regarder ailleurs. Puis la guerre, celle de 14, celle qui réduit l'homme en copeaux humains, celle qui humilie, celle qui finit par donner un nom au garçon, dans les bombes, les bras arrachés, les crânes sans cerveaux, les jambes estropiées, le garçon se faufile et Emma l'attend, lui écrit, sans que jamais il ne sache lui répondre. Un jour, oui un jour, les balles se fracassent sur le garçon et c'est un autre livre qui s'ouvre. Un livre qu'il ne me sert à rien de vous dire, c'est à vous de l'ouvrir, de venir rencontrer le garçon et Emma, de venir vous blottir contre eux, jusqu'à la fin, car tout livre à une fin, celle-ci ira encore vous livrer une autre aventure. Si ce garçon n'a pas eu de nom, il aura traversé sa vie comme une flèche qui sur son dernier promontoire regardera les condors tournoyer et tournoyer encore, les seins d'Emma dans les yeux, les hanches d'Emma dans les yeux, Emma, tout simplement. »