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Jeux littéraires

Retrouvez nos Jeux littéraires dès septembre 2013, en même temps que la nouvelle édition du Nouveau Magasin d’écriture, de Hubert Haddad.
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Coups de cœur des libraires


Librairie Labyrinthes
« La première chose à laquelle on pense en ouvrant les premières pages de LA LETTRE À HELGA, c'est à l'incroyable persévérance avec laquelle les éditions Zulma nous apportent année après année de grands livres, souvent issus de tradition littéraires étrangères hors du domaine anglo-saxon. Ici l'islandais est de retour, comme un écho du choc que nous avions eu avec ROSA CANDIDA il y a tout juste trois ans, lors de la rentrée littéraire 2010. La traductrice de ce roman de Bergsveinn Birgisson (encore un nouveau nom islandais qu'il va falloir s'habituer à prononcer ; bon, la règle est simple : la maman de ROSA CANDIDA est un écrivain féminin, son nom se termine en « dottir » (fille de) ; le papa de LA LETTRE À HELGA est un écrivain masculin, son nom se termine en « son » (fils de). Pour les prénoms c'est plus compliqué, chacun se débrouille avec ses capacités mémorielles) est d'ailleurs la même que celle Auður Ava Ólafsdóttir. Très vite on pense à autre chose. Le titre est explicite : il s'agit d'une lettre, adressée à Helga – son ancien amour – par le vieux Gíslason, Bjarni de son prénom, contrôleur de fourrage, éleveur de moutons et brebis, pêcheur, habitant éternel de la lande islandaise. On y découvrira et le parcours et les tribulations de leur relation (chacun fut marié de son côté). On y découvrira aussi les regrets et les non-dits de Bjarni, les tensions qu'il tut, les secrets qu'il enfouit. Confession tout autant que plaidoyer et hymne à la vie, ce testament d'un vieil homme au soir de l'existence se rythme d'éclairs poétiques issus des sagas islandaises, d'un lyrisme naturaliste sans apprêts, d'une qualité intrinsèque de langue, d'une oralité lancinante. Car c'est, plus encore que les aveux et les repentirs qui font histoire, la beauté et la force tranquille de cette langue qui envoûtent le lecteur : âpre, rugueuse, brute et belle, immémoriale, c'est la langue du Cantique des Cantiques, c'est la langue bouleversante de celui qui dit le vrai sans se plier aux codes appliqués du paraître, c'est la langue d'un écrivain au plus juste. Une découverte indispensable ! »
Librairie Saint-Christophe
« Allez savoir pourquoi, certains livres agissent sur vous comme des aimants, qu'ils vous collent tant à la peau, tant au corps, tant à l'âme, qu'il vous est impossible de vous en dégager. Cette LETTRE À HELGA a cette évidente beauté. Une lettre magique à l'humanité sensible, indispensable. Cher Bjarni, Voilà, je viens de finir ta lettre à Helga et comment te dire ? Je crois que tu as bien été capable de me tirer quelques larmes. J'ai caché mon mouchoir, mais ils ont bien vu que j'avais les yeux rouges. Oh, évidemment, j'ai protesté pour la forme, comment laisser croire qu'un vieil éleveur islandais de moutons pourrait m'émouvoir alors que, entre nous, j'en ai lu bien d'autres des romans. Oui, mais des comme le tien, en fait, je ne crois pas. Marteinn a bien fait de te sortir de la maison de retraite pour l'été, de te ramener sur les terres que tu fréquentais gamin, puis jeune homme, puis homme tout court. Et si la vue de ta chambre n'avait pas donné sur la ferme d'Helga et d'Hallgrìmur, est-ce que cela te serait venu de l'écrire, cette si longue lettre d'amour à celle que tu n'as jamais cessé d'aimer. Oui, je sais, marié à Unnur, était-ce bien raisonnable de t'enticher d'Helga ? Mais je te comprends, doit-on s'étonner que certaines choses arrivent ? Quand tu rappelles ce jour de décembre où tu as aidé Helga à mener les brebis au bélier, on devine qu'il y avait, dans ton esprit, un peu plus que de la camaraderie saine entre éleveurs. D'ailleurs, tu ne t'es pas longtemps caché, et quand elle t'a dit tout tranquillement que tu étais un expert palpeur, tu ne t'es pas mis à rougir, espèce de garnement, mais elle si, et c'est parfois juste comme ça que commencent les grandes histoires d'amour. J'avoue que parfois, dans ta lettre, tu ne prends pas de gants de soie pour appeler un chat un chat. Tu me rétorqueras certainement que la géographie des lieux n'incite pas tous les matins à la poésie. Du côté de Kolkustadir, quand souffle le vent du Nord, on trouve plus d'attraits à se calfeutrer dans le foin, et quand le soleil nous réchauffe à courir jusqu'aux Mamelons d'Helga. D'ailleurs, avant de mourir, pourrais-tu me dire où ils se cachent vraiment du côté de Göngukleif ? Parce que l'ennui avec vous, les éleveurs islandais, à force d'être nourri dès le biberon de sagas interminables, on se demande parfois s'il est réellement possible de démêler le vrai de l'écheveau que vous tissez ! Ce dont je suis certain, après avoir lu et relu ta lettre, c'est que tu devais sacrément l'aimer la douce Helga ! Et comme je sais que tu sauras garder ta langue, j'ai bien envie de te faire une confidence. Surtout, ne le prends pas mal, de toute manière, il y a prescription, mais si tu savais comme, moi aussi, je suis tombé amoureux d'elle, d'elle et jaloux de vous deux. Il n'y a pas d'évidence à l'amour, parce qu'il ne s'écrit pas toujours comme on le souhaiterait. On est maladroit, on espère qu'il suffit simplement de poser les mots les uns après les autres. Et bien non, ce que tu nous as raconté, mon cher Bjarni, c'est bien plus qu'une simple histoire d'amour, c'est un peu de l'histoire de l'humanité, à ta sauce islandaise, et je te le dis comme je le pense, elle est sacrément réussie, et la sauce, et l'histoire. Mais là où tu dois être parti désormais, tu ne m'écoutes plus, alors embrasse Helga bien fort pour moi… » Jean-François Delapré
Librairie Libellune
« Traduire un texte étranger afin de le rendre accessible aux lecteurs français reste à mes yeux un cadeau. J'imagine souvent l'éditeur lire pour la première fois un tapuscrit que va le convaincre dès les premières lignes. Je ne suis pas éditrice, juste lectrice et libraire au grand cœur, et mon grand plaisir fut qu'une bonne âme mette entre mes mains le magnifique livre de Bergsveinn Birgisson ; sans rien savoir de l'engouement médiatique qu'il déclenchait, je me suis plongée dans la lecture de cet inconnu en confiance, connaissant la grande qualité des textes choisis par Zulma. Dès les premières pages, la puissance de la plume de l'auteur islandais s'impose ; elle est digne de la force de la nature qui règne sans doute sur sa grande île. Son doctorat en littérature médiévale scandinave aurait pu imposer une langue très intellectuelle, peut-être un peu loin de la réalité d'un monde actuel, et pourtant c'est tout le contraire. Quelle écriture charnelle, quelle  voix…à qui je donnerais "le bon Dieu sans confession". L'art de ce livre est d'allier en harmonie la rudesse des images de cette nature difficile et le choc émotionnel à la poésie des mots choisis d'un texte rare. LA LETTRE À HELGA est un plaidoyer pour la nature sauvage, vierge d'intrusion nocive de l'Homme. La campagne islandaise forgée de roches volcaniques et d'eau salée où les couleurs vives, vert, ardoise, blanc aveuglant, maîtrisent le décor force le fermier, le pêcheur à s'adapter, à accepter, à se transcender. L'Homme se perd dans les villes, abandonne son identité et sa capacité à résister aux éléments. L'Homme fait partie de la nature dans son essence même. Mais c'est une histoire d'amour aussi courte qu'intense, où le désir s'étale de tout son long, comme un chat sous les rayons du soleil. Cet amour emplit les 130 pages du roman, aucun espace n'est accordé au vide ou à l'ennui. Nulles scènes impudiques, pas de sempiternelles envolées lyriques, "juste" les tréfonds d'un homme qui aime et qui veut. Cher Monsieur Birgisson, je vous aperçois sur la fiche biographique de votre éditeur français, la barbe vous va bien, et ce regard que je devine clair m'incite à écrire que vous portez en vous une mémoire humaniste que vous savez si bien transmettre du bout de vos doigts. L'Islande peut paraître exotique aux yeux d'une Française, je veux vous dire malgré tout que cette nature que vous aimez tant ne m'a jamais parue aussi universelle, et donc mienne également. » Anne Buchy