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Jeux littéraires

Retrouvez nos Jeux littéraires dès septembre 2013, en même temps que la nouvelle édition du Nouveau Magasin d’écriture, de Hubert Haddad.
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Avot Yeshurun


Né en 1904 à Nezkhisch, Grande Pologne (aujourd’hui Ukraine), Yehiel Perlemuter, petit-fils d’un rabbin hassidique, « abandonne » sa famille en 1925 et part pour la Palestine où, pendant une quinzaine d’années, il travaille ici et là comme journalier, maçon, assécheur de marais, gardien de chameaux, entre autres emplois, et acquiert ainsi une profonde connaissance du pays et du monde arabe. Il ne quittera plus « cette terre » où il mourra, à Tel-Aviv, en 1992, laissant dix recueils de poèmes. Sa rupture définitive avec un pays, une maison, une langue très aimés – rupture dont il se sentira coupable toute sa vie, d’autant que sa famille aura péri dans la Shoah – place d’emblée sous le signe de la faille une œuvre poétique des plus singulières qui entre en résonance intime avec les grandes failles de l’Histoire, notamment l’expropriation des Arabes d’Israël en 1948 qu’il vit comme un effondrement. La même année, il prend le nom d’Avot Yeshurun. À la question : « Comment devient-on Avot Yeshurun ? », il répondra : « À force de briser. » D’où une langue âpre, abrupte, sauvage, une langue de sang-mêlé qui puise dans tous les registres de l’hébreu – de celui de la Genèse ou des Prophètes à l’argot de Tel Aviv – mais aussi à même le yiddish, l’arabe, le polonais…
Avot Yeshurun dans la revue Apulée