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Jeux littéraires

Retrouvez nos Jeux littéraires dès septembre 2013, en même temps que la nouvelle édition du Nouveau Magasin d’écriture, de Hubert Haddad.
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Serge Pey


Enfant de la guerre d’Espagne, établi à Toulouse où il enseigne la poésie contemporaine à l’université du Mirail, Serge Pey est par ailleurs un grand arpenteur d’horizons, de la Chine au Mexique ou au Nicaragua, un plasticien remarquable et un poète adulé pour ses performances chamaniques aux quatre coins du monde.
Serge Pey chez Zulma
N’hésitez pas à cliquer sur chaque livre pour découvrir tous ses formats disponibles.
Coups de cœur des libraires

La Boîte aux lettres du cimetière
Librairie Quai des Brumes

« C'est en ouvrant son livre avec l'histoire d'une porte, une porte qui devient table une fois sortie de ses gonds, pour accueillir une dizaine de clandestins républicains de Catalogne rassemblés autour du père, que Serge Pey nous invite à déguster sa prose savoureuse. Ce livre se compose comme une mosaïque de récits d'enfance, un kaléidoscope de souvenirs d'un fils de réfugiés espagnols, observés au prisme de l'imaginaire enchanteur du grand poète toulousain. C'est avec son regard d'enfant que le narrateur dévoile les secrets de la famille, un père aux crachats abjurateurs qui ouvrent néanmoins vers des mystiques impensables, une maman dont la claudication la rattache à jamais aux humiliations urinaires des religieuses, et une soeur hébergeant toutes les poupées éclopées et amputées qu'elle rencontre, pour partager depuis qu'elle n'a plus de cheveux, sa condition de paria.C'est une enfance révolutionnaire que Serge Pey nous conte puisqu'on pouvait aller boire des bières Wittgenstein au café de l'Etoile rouge, et le médecin de l'hôpital Varsovie, si prompt à retirer les amygdales, ne s'appelait-il pas Fidel Castro?

C'est aussi l'histoire d'une enfance où bêtes et humains partagent la promiscuité de leurs destins, vulnérables ensemble à la banale jouissance qu'éprouvent certains à faire le mal. C'est enfin une enfance aux espérances en poste restante, que le poète déplie attentivement comme les courriers plein de doléances parvenant dans la boîte aux lettres qui trône au dessus de la tombe du grand Machado à Collioure. C'est avec des mots comme des soleils dans les nuits de l'enfance, que Serge Pey nous invite à naviguer de nos souvenirs à nos espoirs, une fois le livre refermé. » Olivier




La Boîte aux lettres du cimetière
Librairie C'est la faute à Voltaire
« Serge Pey, écrivain toulousain, nous laisse ouvrir la porte de son enfance, de la grande, petite histoire, et la refermer après la lecture jubilatoire, poétique, tendre et aussi parfois cruelle de trente histoires. Après TRESOR DE LA GUERRE D'ESPAGNE, Serge Pey poursuit la chronique de l’immigration républicaine espagnole et l’histoire d’une école libertaire du sud de la France, bâtie par les immigrés espagnols à l’intérieur d’une ancienne Porcherie et dirigée par des enseignants anarchistes. Découvrez ce merveilleux conteur et poète, emblème de la poésie d’action. »




Le Trésor de la guerre d’Espagne
Au temps retrouvé
« Portraits de ces hommes, ces femmes, ces enfants de la guerre d'Espagne, ceux qui ont résisté et aidé les républicains, ceux qui ont survécu en passant les montagnes pour rejoindre la France, ceux qui sont tombés... »




La Boîte aux lettres du cimetière
La Fabrique à rêves
« Dans cet opus hanté par la guerre civile d'Espagne qui a marqué son enfance, Serge Pey tel un chaman invoque la poésie. Une poésie à la fois étrange, simple sans rimes ni strophes, "une poésie qui défait les noeuds de la pensée". Une poésie révolutionnaire "une poésie qui n'aime pas la poésie." révélée comme maxime. Voilà, le décor est posé, la magie peut glisser maintenant dans la musique des mots et le silence des phrases. L'invisible est visible, les choses s'animent, les morts s’incarnent, le monde s’inverse. Nous suivons Serge Pey enfant puis adulte dans la progression de plus de 30 courtes nouvelles tour à tour cruelles, drôles, cocasses et touchantes mêlant l'intime au politique, celui-ci parfois traité de manière burlesque. Les récits ainsi peuplés d'images surréalistes sont comme des tableaux vivants. Nous faisons la connaissance de son père, maître des belles leçons de choses de la vie , un philosophe qui va transmettre son goût de la poésie dans une ancienne porcherie tranformée en école. Sa mère courageuse et silencieuse “la bouche remplie d’épingles”, allusion à son métier de couturière. D’autres personnages, tous non conformistes figurent dans ce récit : sa tante appelée l’hirondelle, Chucho qui approche les grillons pour imiter dans une flûte leur son strident (le chant de la guerre), Le Chien (astronome érudit), Pua, poète bohème et Turco à la mystérieuse bibliothèque où les livres se doublent. Chaque nouvelle est remplie de symboles sur la vie, l'espérance (LA BOÎTE AUX LETTRES DU CIMETIÈRE), la résistance avec l'image du saumon qui sait user de son observation et de la puissance de la cascade pour nager à contre-courant. De beaux passages parlent de la littérature et du pouvoir des livres "Quand nous lisons un livre, c'est souvent le livre qui nous lit. C'est pour cela qu'il nous faut deux livres,car l'un garde ce qu'il a volé de nous, et l'autre ce que nous lui avons pris". "Le véritable lecteur du livre est ce livre fermé, et nous devons devenir ce livre pour le lire". Et sur ce qu'est la poésie "la poésie est une expérience de la langue qui se fait corps et d'un corps qui se transforme en langue". La lecture est très agréable et linéaire, les nouvelles s'enchaînent les unes aux autres de manière naturelle, sans cassure. J'aime reprendre dans le texte le symbole de la porte comme lieu de passage qui transformée en table pour accueillir tous les invités un jour de mai devient objet d'expériences nouvelles et d'apprentissage. » Zakuro




Le Trésor de la guerre d’Espagne
Librairie Sauramps
Lu et conseillé par Cécile Vidaller.




Le Trésor de la guerre d’Espagne
Librairie Ombres Blanches
Lu et conseillé par Nicolas Vivès.




La Boîte aux lettres du cimetière
Librairie Deloche
Le coup de cœur de la librairie !




Le Trésor de la guerre d’Espagne
Librairie Lucioles
« Les récits de ce recueil portent la marque de ces années à polir le langage, il n'y a jamais un mot de trop et la poésie, c'est à dire la capacité à montrer le sublime , affleure à chaque instant. Dans le traité à l'usage des bâtons et des chemins que Pey a publié en 2008 une phrase résume la destination de son travail "la poésie sert à faire avaler la poussière" et c'est bien de cela qu'il s'agit dans Le Trésor de la guerre d'Espagne.

Que ce soit la mère que tout le monde croit folle à étendre son linge par tous les temps sans rime ni raison, le vieil oncle qui baptise au couteau tous les arbres de son verger du nom de résistants tombés sous les balles ou encore l'instituteur du village qui du fond de sa prison continue de jouer aux échecs avec les moyens du bord, ces destins tragiques ont la beauté des geste inutiles et porteurs d'espérance .

Toutes ces histoires et d'autres encore auraient pu tomber dans l'oubli. Ce sont des histoires de fous, de gens qui se moquent des règles et qui résistent, non pas par idéologie, mais pour continuer à vivre comme ils l'entendent, il y a celle bouleversante qui ouvre le recueil et qui donne le ton, un homme est debout au milieu de sa cour et rien, ni les menaces ni les balles ne le feront changer de place. Ce n'est pas un héros, pas un révolutionnaire, juste un paysan, mais il a le courage d'un chêne et sait, au contraire de l'arbre, que lorsque la hache se lèvera, s'en sera fini de lui. »

Michel Edo




Le Trésor de la guerre d’Espagne
Librairie L'Eternel Retour
« Serge Pey, enfant de républicains espagnols, nous propose un hommage à ses aïeux résistants sous la forme de témoignages d’histoires vécues, pour la plupart, par des enfants pendant la guerre civile. Ce recueil illustre par des scènes atroces car véridiques (tel le petit terrorisé par ses bourreaux qui lui offrent le choix entre son chien et l’un de ses amis), le sort réservé aux enfants des antifranquistes.
Toutes ces blessures et traumatismes, ces récits de souffrances, sont transcendés par la poésie de Serge Pey, omniprésente, qui s’exprime à travers les bouches innocentes des enfants et sait exalter les sens. De plus, l’auteur, au long de son œuvre, nous gratifie de jeux littéraires variés et de trouvailles qui sauront redonner le sourire au lecteur, comme le récit fantastique de la partie d’échecs entre deux hommes les yeux bandés, avec pour seul repère le parfum des pièces qui ont été remplacées par des liqueurs.
Chaque nouvelle est une situation, métaphore tragique de la guerre et des blessures qu’elle inflige, et une ode à la poésie qui est vie, survie et qui fait office de résilience.
Le trésor de la guerre d’Espagne est le titre d’une nouvelle atypique de ce recueil où en 1956 deux hommes partent à la recherche d’une partie de l’or de la République qui serait enterré sur une plage de France, plage qu’ils massacreront littéralement malgré eux, comme une revanche des camps dans lesquels étaient parqués les réfugiés…
Une lecture difficile certes mais une œuvre importante pour notre mémoire collective qui ne doit jamais oublier ce que fut la période la plus sombre de l’histoire à travers tout le continent. »




Le Trésor de la guerre d’Espagne
Librairie Cadet
« Serge Pey, enfant de républicains espagnols, nous propose un hommage à ses aïeux résistants sous la forme de témoignages d’histoires vécues, pour la plupart, par des enfants pendant la guerre civile. Ce recueil illustre par des scènes atroces car véridiques (tel le petit terrorisé par ses bourreaux qui lui offrent le choix entre son chien et l’un de ses amis), le sort réservé aux enfants des antifranquistes.
Toutes ces blessures et traumatismes, ces récits de souffrances, sont transcendés par la poésie de Serge Pey, omniprésente, qui s’exprime à travers les bouches innocentes des enfants et sait exalter les sens.
De plus, l’auteur, au long de son œuvre, nous gratifie de jeux littéraires variés et de trouvailles qui sauront redonner le sourire au lecteur, comme le récit fantastique de la partie d’échecs entre deux hommes les yeux bandés, avec pour seul repère le parfum des pièces qui ont été remplacées par des liqueurs.
Chaque nouvelle est une situation, métaphore tragique de la guerre et des blessures qu’elle inflige, et une ode à la poésie qui est vie, survie et qui fait office de résilence.
« Le trésor de la guerre d’Espagne » est le titre d’une nouvelle atypique de ce recueil où en 1956 deux hommes partent à la recherche d’une partie de l’or de la République qui serait enterré sur une plage de France, plage qu’ils massacreront littéralement malgré eux, comme une revanche des camps dans lesquels étaient parqués les réfugiés…
Une lecture difficile certes mais une œuvre importante pour notre mémoire collective qui ne doit jamais oublier ce que fut la période la plus sombre de l’histoire à travers tout le continent. »

Cyril Dewavrin




Le Trésor de la guerre d’Espagne
Librairie Mollat
« On croyait connaître Serge Pey qu’on avait classé trop tôt parmi les poètes remarquables de notre temps, et si cette affirmation n’est pas à atténuer il faudra désormais le compter parmi les plus beaux conteurs qu’on ait découvert récemment. Quand on songe que ce monsieur enseigne la poésie (cela s’enseignerait donc ?) dans une université toulousaine, on est en droit de considérer que l’étendue de sa gamme impressionne. Avec Le Trésor de la guerre d’Espagne paru aux éditions Zulma, il réussit là où beaucoup échouent : tisser un recueil de nouvelles dont l’unité ne nuit pas à la beauté de chacune. Parler de roman serait néanmoins trompeur ou pour le moins artificiel, même si certains personnages réapparaissent. Non, chaque histoire possède assez de force pour se lire seule, en écho avec celles qui précèdent ou suivront, éclats d’un projet magnifique qui redonne voix à des oubliés de l’Histoire. Le temps n’est pas vraiment dit, pour nous rappeler que sous le drame évoqué se déploie une universalité de la misère des temps difficiles. On reconnaît les années trente et quarante, le combat perdu des républicains et anarchistes espagnols placés en camps de concentration ou poursuivis, leurs enfants héritiers d’une guerre honteuse mais dont le sang contient de cette révolte bafouée. Les personnages sont souvent des perdants qui tiennent leur victoire ailleurs : dans le jeu d’échecs pour Chucho et Floridor qui tiennent en haleine leurs camarades prisonniers par des parties faites à distance qui se prolongeront la liberté revenue par des défis où il faut comprendre que l’important n’est pas de gagner. La nouvelle qui narre cette partie où les pièces sont remplacées par des verres d’alccol est sublime. La victoire peut aussi tenir à une corde où pend un linge qui tient lieu de message, à une barrique transformée en cercueil pour un enfant qui fuit la geôle immonde où on traite les gamins comme des chiens, à une horloge comme celle qu’est devenue la vieille Cega, aveugle dont les déplacements suivent les heures, à un écran de cinéma qu’on est trop pauvre pour voir en face et dont on va apprendre, à l’envers, à lire les sous-titres, à une plage où se retrouvent après des années d’attente les chercheurs d’un hypothétique trésor Républicain qui vont jouer ardemment de la pelle. Ces “récits d’enfance et de guerre” éclatent de ce merveilleux qui transmue l’horreur en or et la misère en argent ; ils ont surtout cette langue maîtrisée, sans affectation, une langue précise et déliée qui s’entend et qui charme. C’est peut-être le secret des poètes quand ils racontent des histoires : elles deviennent des chants. »




Le Trésor de la guerre d’Espagne
Librairie Maupetit
Lu et conseillé par Geneviève Gimeno.




La Boîte aux lettres du cimetière
Librairie Préambule
« Chapitre après chapitre, les micro-attentions de l'auteur s'agglomèrent et dévoilent un univers chaleureux où l'humain est roi. Tour à tour drôle, touchant et onirique, voilà un roman comme on aimerait en lire plus souvent. » Adrien




Le Trésor de la guerre d’Espagne
Librairie de la rue en pente
« Le sujet ne se prête certes pas à la poésie : la guerre d'Espagne. Et pourtant, peut-être parce que l'auteur enseigne la poésie contemporaine à l'Université de Toulouse-Le Mirail, ces 16 histoires sont auréolées, malgré leur dureté, d'une grâce troublante.
Que ce soit l'enfant qui, pour échapper à des soldats franquistes, se cache dans le tronc d'un arbre et connaitra un sort inattendu, ou le prisonnier qui s'évade en se dissimulant dans un tonneau contenant un cadavre et que l'on va jeter à la rivière, ces histoires, qui semblent inspirées de faits vrais, sont empreintes d'une dimension bien supérieure à la simple réalité qu'elles décrivent. C'est peut-être ce qu'on appelle la littérature.
C'est, en tous cas ce qui fait de ce Trésor de la guerre d'Espagne un livre d'une beauté rare. »




La Boîte aux lettres du cimetière
Librairie Lucioles
« Lire ce recueil de nouvelles, c'est être happé dans un tourbillon tonitruand de récits d'enfance, de mythologie familiale, d'histoires de guerre, de mémoires d'êtres disparus, de fantômes et d'esprits, tous convoqués dans un formidable élan de vie et de liberté. La nouvelle qui donne le titre au recueil évoque effectivement la seule boîte aux lettres existant dans un cimetière : elle est d'ailleurs peinte en rouge, avec des lettres noires. A quoi sert-elle ? Et bien, à parler aux morts ! "Et dans le fond, écrire à une boîte aux lettres fixée sur une tombe implique que celui ou celle qui y repose n'est pas tout à fait mort ou... est peut-être encore vivant." Or, cette tombe existe réellement, il s'agit de celle du poète Antonio Machado, enterré au cimetière de Collioure, décédé après plusieurs années à fuir le franquisme. »




Le Trésor de la guerre d’Espagne
Librairie Le Divan
« Un livre riche, porté par une voix de poète qui raconte l’héritage de la guerre d’Espagne. Magnifique, mémorable, à lire ! »

Marion