Pour en savoir plus sur l'auteur...
Jacques Vallet fonde à vingt ans une
compagnie de théâtre à Avignon avec Hubert Jappelle. Expérience qu’il
renouvelle à Paris avec Yann Le Bonniec. Il effectue plusieurs voyages
au Proche-Orient, au Japon.
À son arrivée à Paris dans les années soixante, il publie un premier recueil de poèmes (
Les Chiens de la nuit) et participe à la revue de poésie
Strophes
avec Philippe Ferrand. Il fréquente alors le milieu des peintres
auxquels il consacre plusieurs monographies et ouvrages, notamment
Daniel Vassart (
Le Rouge et le Bleu), Arslan (
La Création de « l’Homme »), Michel Parré (
Peinture injure)…
En 1977, il crée et anime la revue
Le Fou parle (Prix de
L’Humour noir) qui réunit jusqu’en 1984 plus de six cents artistes
graphiques et écrivains, dont Georges Perec, Roland Topor, Roman
Gieslewicz, André Laude, Philippe Soupault, Elios Petropoulos, Rezvani,
Jean-Luc Hennig, André Rollin, Roland Jaccard, Desclozeaux, André
François, Marcel Moreau, Olivier O. Olivier, Kerleroux, Gilbert
Lascault, etc.
Pendant trois ans, Jacques Vallet anime, avec le peintre Christian
Zeimert, une émission artistique sur Radio Libertaire, puis, à partir
de 1982, participe régulièrement aux émissions « Les Décraqués » et «
Les Papous dans la tête » sur France Culture.
Mais c’est l’écriture qui reste la grande affaire de sa vie. Il pense
naturellement à la poésie, ce haut degré de conscience. À
l’insoumission et à la résistance. S’il publie des romans assez tard,
il écrit depuis l’enfance : un refuge, une lucidité qui demande une
pratique quotidienne. « Je parle de la vie. De sa beauté effervescente.
Et du désespoir qui la traverse. »
Son premier roman,
L’amour tarde à Dijon, paraît en 1997 chez Baleine (Le Poulpe). En 2001, il publie, également chez Baleine,
Sam suffit,
une enquête littéraire qui le mène de Samuel Beckett à Théophile de
Viau, un hommage à quatre siècles de lutte des esprits libres, des
poètes contre l’intégrisme et l’obscurantisme. Après
Pas touche à Desdouches,
la Trace,
Une coquille dans le placard et
Monsieur Chrysanthème,
Ablibabli est son cinquième roman paru chez Zulma.