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Drillon Jacques

Jacques Drillon


Jacques Drillon est professeur de stylistique à l’université Paris-VIII et critique musical au Nouvel Observateur. Il a notamment publié Traité de la ponctuation française (Gallimard, 1991), De la musique (Gallimard, 1998) et Propos sur l’imparfait (Zulma, 1999).
Jacques Drillon par lui-même

« Né déçu dans une région de crasse et de poussière, où les usines et les maisons se regardaient de très près, il a bientôt su que sa mort prochaine surviendrait après une période d'encombrements, d'occlusions: glaires et morves, en bouchon généralisé ; elle ne cesse pourtant de reculer - elle aussi. Il prétend que l'homme peut être fier de soi, à trois titres seulement ; celui de l'amour, celui du travail, enfin celui du rythme ternaire. Ce que pensant, Drillon s'est vite limité à la futilité, à l'inachèvement, à la rapidité - aimant peu, travaillant vite, ne valsant jamais. Il dressa par jeu la liste des métiers qu'il avait exercés. Epouvanté par sa longueur, il la détruisit aussitôt. Néanmoins, l'on peut dire qu'il fut professeur pendant ses études de lettres, producteur de radio de 1975 à 1977, et journaliste depuis, principalement au Nouvel Observateur (de 1981 à nos jours). Le reste est constitué de subordonnées relatives. Il prétend ne se préoccuper que de choses minuscules, comme les vies du même nom. C'est ainsi que deux de ses livres concernent la ponctuation ou le regret, qui semblent secondaires. S'il s'intéresse à Schubert, c'est pour ses œuvres inachevées ; de Liszt il retient les transcriptions ; de Verlaine, l'enterrement ; de l'histoire de la poésie, Charles d'Orléans. Son livre Eurêka, sous-titré "Étymologie et sémantique du verbe trouver", tend à prouver qu'on peut expliquer le monde au travers d'un seul mot ; son essai Les gisants qu'on peut comprendre toutes les Fleurs du mal à partir d'un unique sonnet, et ses Propos sur l'imparfait que le tabac est à la fois la marque de l'insatisfaction humaine et son remède. Il prétend encore avoir définitivement retourné la lorgnette au travers de laquelle on regarde les choses, et adopté un beau jour une devise qu'il n'a jamais reniée : "Faute de mieux."

La musique l'a plus occupé qu'aucun livre, à lire ou à écrire. Parce qu'elle représente, prétend-il toujours, ce que l'homme peut faire de mieux sur terre, de plus noble, de plus vrai, de plus élevé, mais aussi de plus intelligent.

Vit à la campagne depuis très longtemps, entouré de morts et de vivants. Titulaire du permis de conduire les motocyclettes et les automobiles, père de deux enfants admirables, propriétaire de deux pianos et d'un clavecin bleu d'ardoise à larges filets d'or fin, par lui-même apposés. Signe distinctif : impatient. »

(Dictionnaires des écrivains français, de Jérôme Garcin, Mille et une nuits)

 

Bibliographie

Le veilleur, récit (Lattès, 1984)
Notes de passage, journal d'amateur (Ramsay, 1986)
Liszt transcripteur ou La charité bien ordonnée, étude (Actes Sud, 1986)
Le livre des regrets, inventaire (Actes Sud, 1987)
Schubert et l'infini : à l'horizon le désert, étude (Actes Sud, 1988)
Traité de la ponctuation française (Gallimard, 1991)
Charles d'Orléans ou Le génie mélancolique, théâtre à lire (Lattès, 1993)
Eurêka, généalogie et sémantique du verbe « trouver » (Gallimard, 1995)
Le don du silence, avec des photographies de Jean-Pierre Gilson (Edilarge, 1995)
Tombeau de Verlaine, dossier (Gallimard, 1996).
Children's corner (Gallimard, 1997)
De la musique, écrits I (Gallimard, 1998)
Propos sur l'imparfait, essai (Zulma, 1999)
Les gisants, étude sur « La mort des amants » de Charles Baudelaire (Gallimard, 2001)
Le quiz de l'Obs (Mille et une nuits, 2001)
Face à face (Gallimard, 2003, Folio, 2005)
Mort de Louis XIV, tableau d'après Saint-Simon (L'Escampette, 2006)
La glace et le fer, écrits II (à paraître).

Préfaces, traductions, collaborations
Conversations avec Stockhausen, de Jonathan Cott, Lattès, 1979 (traduction)
Monteverdi, de Leo Schrade, Lattès, 1981(traduction)
Conversations avec Glenn Gould, de Jonathan Cott, Lattès, 1983, et 10/18, 2001 (traduction et préface)
L'art de la fugue, dernière œuvre de Bach pour clavecin, de Gustav Leonhardt, Van de Velde, 1985 (traduction)
Glenn Gould et Franz Liszt, in Colloque Glenn Gould, Louise Courteau, Montréal, 1992
Schubert : album de famille, Lattès, 1992 (préface)
Le théâtre à la mode au XVIIIe siècle, de Benedetto Marcello, Coutaz, 1993 (préface)
Charles d'Orléans, de Robert Louis Stevenson, Gallimard, 1993 (traduction, préface et notes)
Le roi Lear, de William Shakespeare, Actes Sud, 1993 (traduction et préface)
« Pi », « Pythagore », « Fonction monotone », « Fonction scalène », in Doubles jeux, de Stella Baruk et coll., Seuil, 2000
« L'inachèvement perpétuel », in La mort et l'immortalité, de Frédéric Lenoir, Jean-Philippe de Tonnac et coll., Bayard, 2004.
« La cabane de l'échec », in Agnès Varda, l'île et elle, Fondation Cartier, 2006.

Jacques Drillon chez Zulma
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